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Horizons Financiers N°7 : « Et maintenant ? »

23 janvier 2019

A la forte baisse des actions d’octobre à décembre a succédé un rebond technique qui devrait durer encore un mois ou deux. De l’issue des négociations sino-américaines dépend la prolongation à  moyen terme de cette hausse ou, au contraire, la rechute pour entrer dans un marché véritablement baissier.

2018… année grise ! Tout semblait pourtant si bien s’annoncer… La croissance était là à de rares exceptions près et accélérait même temporairement aux Etats-Unis, les valorisations étaient sans excès, et aucun évènement de crise ne venait casser la dynamique.

Et pourtant ! Après l’été, les marchés d’actions se sont retournés à la baisse. Certes la longue hausse boursière de neuf ans faisait craindre un épuisement mais les marchés haussiers ne meurent pas de vieillesse. Il faut une bonne raison. Nos études montrent que les grandes baisses n’ont que trois causes possibles : surévaluation, contraction  économique ou crise d’angoisse. Et c’est bien le ralentissement en cours qui est à incriminer. Tous les indicateurs économiques avancés se sont retournés après l’été avec le développement du conflit commercial sino-américain et le tassement sensible de la progression du commerce mondial. Les répercussions sont directes sur certains secteurs comme l’automobile ou l’électronique, ou indirectes à travers le jeu des anticipations négatives des chefs d’entreprise. Les indices PMI de tous les pays sont donc désormais en baisse matérielle tout comme les IFO allemands et les ISM américains.

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  • Le fil conducteur de la chute

La question qui se pose maintenant pour l’investisseur est : sommes-nous dans un marché baissier ou est-ce juste une correction violente comme en 1998 ou en 2011 ? Bien identifier la cause principale de la perturbation actuelle est primordial pour comprendre l’évolution future des marchés. La hausse des taux de la Réserve Fédérale, le Brexit ou les péripéties italiennes créent certes des perturbations mais ce sont des sujets de deuxième ordre en comparaison du tassement de la dynamique des échanges de biens et services qui a été un puissant moteur de la croissance mondiale de ces trente dernières années. Si les tensions persistent et croissent, nul doute que de très nombreuses entreprises vont revoir leur chaîne d’approvisionnement de fond en comble mais aussi leur façon d’aborder chaque marché local.

Nous entrerions alors dans une phase de réorganisation peu propice à l’optimisme, aux investissements, à l’embauche et à la préservation des marges des entreprises. Les négociations sino-américaines sont donc cruciales pour l’économie mondiale et les marchés financiers. Et l’issue est incertaine tant l’enjeu est élevé. De la négociation sur la protection des brevets, les transferts de technologie, les marchés protégés et les secteurs subventionnés par la Chine dépendront l’équité de la compétition des nations et le futur leadership économique. Les deux bords seront donc tiraillés entre l’envie de conclure pour relancer les économies à court terme et l’impérieux besoin de défendre des éléments cruciaux pour leur avenir de long terme. A cela s’ajoutent l’imprévisibilité de Donald Trump et son agenda politique.

 

  • Quelle sera la trajectoire des marchés et que faire ?

A court terme, le rebond haussier des actions devrait se prolonger et devrait favoriser les titres qui ont le plus baissé (banques, automobile, technologie). Après 20% de baisse depuis le plus haut, le marché était survendu et les investisseurs exagérément déprimés. Nos fonds et nos comptes titres ont donc été réinvestis en début d’année. L’observation du passé montre que ces phases de reprise durent entre six et dix semaines. Sauf évènement d’ampleur, les marchés devraient se tenir convenablement jusqu’à fin février. Nous y verrons alors peut-être plus clair sur la progression de la négociation.

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Si un accord se dessine, les bourses mondiales resteront bien orientées pendant un ou deux ans et finiront le cycle « naturel » qui s’épuisera avec la hausse des taux américains et le tassement des marges. Dans le cas contraire, les anticipations économiques continueront de se dégrader et les marchés entreront dans une phase réellement baissière.  Nous liquiderons alors nos positions en actions. Nous privilégierons le cash et les actifs refuges (emprunts d’état allemands ou américains, franc suisse). Préserver le capital nous permettra de réinvestir plus tard (en bas de cycle) en actions et en crédit obligataire dans de bonnes conditions.

 

Avertissement : Ce document n’a pas de valeur précontractuelle ou contractuelle. Il est remis à son destinataire à titre d’information exclusivement et ne constitue ni une offre de souscription ni un conseil d’investissement. Les performances présentées incluent l’ensemble des frais. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures. Toute souscription dans un OPCVM doit se faire après avoir pris connaissance du DICI (document d’information clé pour l’investisseur) et du prospectus disponibles sur simple demande auprès d’Alienor Capital et sur son site internet. L’investissement dans un OPCVM présente un risque de perte en capital. Les risques détaillés sont présentés dans le prospectus complet de chaque OPCVM (risque lié à la gestion discrétionnaire, risque de crédit, risque de taux, risque sectoriel, risque actions, risque de change…).



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